Nos coups de cœur
Qui sommes-nous ?
Nous contacter
Nous sommes à votre écoute
Pendant quelques jours, les prêtres du diocèse de Toulouse, accompagnés de Mgr Guy de Kerimel, ont vécu à Rome un pèlerinage marqué par la fraternité, un rythme paisible et des moments spirituels parfois très simples mais profondément parlants.
Le voyage a commencé à l’aéroport, où les retrouvailles se faisaient calmement, chacun arrivant avec ses habitudes, son sac, son souci pastoral laissé en veilleuse pour quelques jours. L’objectif était clair : être ensemble et se laisser porter par un parcours pensé comme un retour aux fondements du ministère.
L’arrivée à Rome n’a pas rompu cette simplicité. Dès le premier soir, la messe célébrée dans la chapelle de l’Immaculée Conception, au sein de la basilique Saint-Pierre, a ancré le groupe dans une atmosphère de prière personnelle et collective.
La visite des Scavi a été décrite ensuite comme l’un des instants les plus bouleversants. L’accès est étroit, la pénombre réelle, l’air légèrement humide. Rien de spectaculaire. C’est peut-être ce qui fait la force de ce lieu : l’absence d’artifice. Les prêtres ont longé des murs anciens des mausolées païens, traversé des couloirs étroits, puis se sont retrouvés devant les traces de la première memoria de Pierre. Le groupe a cheminé au plus près de ce que signifie l’expression « fondement de l’Église »

Plus tard, à Sainte-Marie-Majeure, le groupe s’est recueilli devant l’icône Salus Populi Romani. Il y avait, dans cette prière silencieuse, quelque chose de l’humble confiance des pèlerins d’autrefois, venus confier à la Vierge les chemins qui les attendaient.
La rencontre avec Mgr Anthony Ekpo au Dicastère pour le Développement Humain Intégral a été vécue comme un temps d’échange plus que comme une conférence. Les questions posées ont porté sur des sujets concrets. Le ton était direct, parfois teinté d’inquiétudes pastorales très quotidiennes. Mgr Ekpo a répondu avec clarté, sans chercher à élargir à l’excès les perspectives. Un dialogue sans détour.


Dans les basiliques, chacun avançait à son rythme. À Saint-Paul-hors-les-Murs, l’ultime messe du pèlerinage, avec le renouvellement des promesses sacerdotales, a pris la forme d’un envoi. Le tombeau de Paul, près duquel ils ont prié longuement, donnait à ce geste une densité particulière : non pas un bilan, mais un nouveau départ.
Les soirées ont joué un rôle discret mais essentiel. Les repas, les discussions, les petites anecdotes du jour ont tissé un climat de confiance. Rome a été le témoin silencieux de cette communauté de frères, mais ce sont eux qui ont donné sa tonalité au séjour.
En quittant Rome, les prêtres ont retrouvé leurs soucis pastoraux, qu’ils avaient volontairement laissés en veilleuse en début de pèlerinage. Malgré la fatigue du voyage, les temps passés ensemble, le cheminement intérieur et les belles (re)découvertes, chacun est repartis vers son ministère avec un regard un peu plus posé sur leur mission et les moyens de la vivre.
1
1
0
1
0
1
0
0
1
4
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies dans les conditions prévues par notre politique de confidentialité.